Handicaps invisibles
C'est bien avant mon engagement politique que le handicap m'a ouvert les yeux sur des difficultés que beaucoup n'imaginent pas. J'ai cette chance d'avoir un fils extraordinaire, et il l'est à bien des niveaux. Il n'a pas de fauteuil roulant, pas de difficultés à se mouvoir ou à communiquer, et sans le connaitre, rien ne peut trahir les défis qu'il a quotidiennement à relever. Un enfant extraordinaire, qui comme tellement de personnes en situation de handicap, est dans une situation de handicap dite invisible. Les difficultés ne se voient pas ; les troubles cognitifs, neurologiques, sensoriels, douleurs chroniques, sclérose en plaque, TSA....et la liste pourrait encore être longue, et aussi diverse que l'est notre société. Et pour tellement d'entre eux, vivre avec son handicap c'est aussi vivre avec des perceptions qui entraînent des conséquences souvent difficiles ; mise en doute de la situation ou des difficultés, soupçon de simulation, et trop souvent, refus d'aménagements pourtant indispensables.D'expérience je sais à quel point déconsidérer le vécu peut être une souffrance, et une cause d'exclusion sociale et professionnelle. Reconnaitre le handicap invisible doit être un sujet que nous devons mettre sur la table sans attendre. En favoriser la reconnaissance par la formation, par l'écoute, l'adaptation et la prise en compte des réelles difficultés à relever.Agir aura des répercutions indéniablement positives sur notre économie, sur notre système éducatif, et sur l'ensemble de la société. L'inclusion ne doit pas s'arrêter à ce qui est visible.