La chaleur depuis déjà plusieurs années a changé nos habitudes. Et que dire de cette année 2026 ? près de 2 mois à plus de 30°, partout en Europe la sécheresse a eu de lourdes conséquences sur nos économies, notre agriculture, et l'ensemble de la biodiversité.
Aujourd'hui nos politiques, d'un bord à l'autre, s'accordent faute de ne pouvoir le nier ou d'en effacer d’un rapport ou d’un discours. Le manque de courage politique, ou l’attachement à l’immobilisme de certains élus, ne représente pas la nécessité impérieuse de protéger la population dans une situation d’urgence. Hélas nous ne parlons pas de rentabilités immédiates pour une minorité, mais d'un investissement pour l'avenir...forcément, voilà qui trouvera moins d'échos chez ceux pour qui le bien-être n'est pas une valeur mais simplement un slogan entre deux campagnes.
Les +1.5° sont là, et la question de les éviter ne se pose plus, ce n’est plus une alerte, plus une prédiction, mais une certitude avec laquelle nous devrons vivre, nous adapter, ou subir si nous continuons à tergiverser ! La seule question que nous devons poser, nos villes sont-elles prêtes ? L'aménagement de nos communes est-il pensé pour soutenir de telles températures ?
Nos infrastructures font parties des solutions, et il n'est plus possible de penser la ville comme nous le faisions auparavant. Nous sommes en train de vivre une révolution comme l'automobile l'avait fait vivre en son temps. Il faut adapter nos rues, le trafic, la mobilité pour libérer l'espace, planter des arbres, créer des zones végétalisées, retenir l'eau de pluie, faciliter les déplacements à pied et les accès pour les personnes à mobilité réduite, créer de vraies infrastructures cyclables et pas simplement des bandes peintes sur des routes déjà trop étroites.
La question est simple, sommes-nous prêts à transformer pour nous adapter maintenant, ou allons-nous laisser à nos enfants des communes invivables ?