Se loger, un droit, un devoir pour l'Etat

Publié le 4 octobre 2026 à 11:41

Trouver un appartement à un loyer raisonnable est devenu un parcours du combattant dans le canton de Fribourg. Familles, jeunes en formation, aînés, personnes à revenu modeste,  la pénurie touche aujourd’hui toutes les régions.

À quelques semaines des élections cantonales de novembre, le logement est au cœur du débat, pour moi, se loger n’est pas un luxe, c’est un besoin fondamental que la politique doit garantir !

Le taux de logements vacants est tombé de 1,89 % à 1,11 % en cinq ans

Ce recul place le canton nettement sous le seuil de 1,5 %, la pénurie est d’ailleurs officiellement reconnue puisque depuis le 1er janvier 2024, le Conseil d’État a réintroduit l’obligation d’utiliser la formule officielle lors de la conclusion d’un nouveau bail, une protection prévue lorsque le taux passe sous 1,8 %.

En ville de Fribourg, le taux est descendu à 0,91 % selon l’Observatoire du logement et de l’immobilier et il n’atteint que 0,3 % en Veveyse ! 

La demande, elle, reste forte et ne va pas faiblir ! Le canton a gagné environ 4000 habitants en 2025, soit une croissance de 1,2 %, une dynamique supérieure à la moyenne Suisse.

Les loyers des logements proposés sur le marché ont augmenté de 2,9 % en un an, plus du double de la moyenne nationale, et de 24 % en vingt ans. L’offre locative disponible ne représente plus qu’environ 4 à 4,5 % du parc, contre près de 8 % en moyenne au cours de la décennie précédente.

Devenir propriétaire n’est pas plus une issue pour la plupart des ménages, un appartement en PPE coûte désormais en moyenne 882 000 francs, après une hausse de 6,1 % en un an. Et la construction peine à rattraper le retard, les nouveaux logements naissent de plus en plus de démolitions-reconstructions, qui commencent par faire disparaître des logements existants, et cerise sur un gâteau déjà bien amer, les offres se concentrent sur le haut de gamme, pas forcément en prestations, mais bien en prix.

Mes propositions :

Le marché seul ne peut pas résoudre une crise qu'il a contribuer à créer.

  • Développer le logement coopératif et d’utilité publique

Les coopératives d’habitation et les maîtres d’ouvrage d’utilité publique louent à prix coûtant, sans rechercher le profit., leurs loyers sont en moyenne 15 % moins chers que ceux du marché. 

  • Inscrire la politique du logement dans des règles claires

Le logement abordable ne doit pas dépendre des bonnes volontés du moment, je demande un règlement de portée générale sur la politique du logement social, d’utilité publique et coopératif. 

  • Des logements adaptés aux familles et aux aînés

Il faut favoriser une offre qui corresponde aux besoins réels des habitants, selon l'age, la situation de handicap, la situation sociale et familiale .

  • Une transition énergétique revalorise les logements

Rénover les bâtiments est nécessaire, mais la facture ne doit pas retomber sur les ménages les plus fragiles. Je me battrai pour permettre aux propriétaires de faciliter la rénovation du logement, sans que celle-ci ne soit au détriment du locataire.

  • Ce que je changerai concrètement

Prenons un exemple simple. Pour un ménage qui paie 1800 francs par mois, un loyer 15 % moins cher représenterait une économie d’environ 270 francs par mois, soit plus de 3000 francs par an. Pour une famille ou une personne seule à revenu modeste, c’est souvent la différence entre boucler son budget et s’endetter.

L’effet va au-delà du porte-monnaie. Un logement coopératif reste durablement abordable, car il échappe à la spéculation, les loyers suivent les coûts réels, et non plus la hausse du marché.

Ces projets favorisent aussi la mixité entre générations et entre revenus, et donnent aux habitants une voix dans la gestion de leur immeuble.

Des logements adaptés aux aînés permettraient à celles et ceux qui le souhaitent de quitter une maison trop grande, libérant ainsi des logements pour les familles.

Une compensation sociale lors des rénovations énergétiques permettrait d’avancer vers les objectifs climatiques, sans pousser des locataires hors de chez eux.

Enfin, des règles claires au niveau communal et cantonal donneraient aux coopératives, aux communes et aux investisseurs responsables la visibilité dont ils ont besoin pour construire.

Il faut agir maintenant :

La crise du logement n’est pas une fatalité, elle résulte de choix, ou plutôt de non-choix politiques, mais un autre chemin est possible ! Fribourg compte sur la solidarité, le dialogue et le sens du bien commun, ce sont précisément les valeurs qui permettent de bâtir des logements pour toutes et tous, plutôt que pour quelques-uns.

le 08 novembre 2026, les Fribourgeoises et les Fribourgeois éliront leur Grand Conseil, pour donner du poids à une politique du logement active, sociale et durable, soutenez moi dans mon combat pour enfin faire bouger les choses ! Votez Liste 4 

Pour que se loger dans notre canton redevienne une évidence, un droit, et non un privilège, ou une source de spéculations.