TVA et AVS ?

Publié le 10 octobre 2026 à 18:09

Financer l'AVS par la TVA :

Le 29 novembre, nous voterons sur un relèvement de la TVA pour financer en partie la 13e rente AVS. Le Conseil fédéral recommande de dire oui, pour lui c'est une solution « équilibrée », qui fait contribuer toutes les générations, protège les réserves de l’AVS et laisse intact le taux réduit sur les produits de première nécessité.

La seule alternative qu’on nous présente, ce sont les cotisations salariales, qui pèseraient sur les travailleurs et les employeurs.

Cette hausse, ou le déficit ; c’est ça, le choix ?

Pourquoi ne pas le croire ? Parce que cette solution risque de n’être ni équilibrée, ni temporaire, ni équitable, et de ne pas suffire à financer la 13e rente.

1. Les ménages modestes ne vivent pas que de produits de première nécessité. Vêtements, énergie, loisirs, réparations : les familles et la classe moyenne, celles qui font vivre notre économie, seront touchées de plein fouet.

2. Le pouvoir d’achat est déjà sous pression. Loyers, primes, essence, et demain l’alimentation, avec les effets du dérèglement climatique. Étrangler la population, c’est aussi fragiliser le financement des aides et de l’accompagnement social.

3. Le « temporaire » devient permanent. Une fois la hausse acceptée, personne ne reviendra en arrière. Avec le vieillissement de la population, elle ne suffira pas seule, et il est à craindre qu’on nous annonce ensuite le relèvement de l’âge de la retraite.

4. D’autres solutions existent, et on ne les regarde même pas. Les grandes fortunes progressent fortement pendant que la précarité s’aggrave. Les flux financiers, les fortunes de plus de 10 millions, même selon les estimations les plus basses, poser enfin sur la table leur taxation nous permettraient de ne pas engager notre économie tout en finançant la 13e rente AVS. Ces options ne règlent pas tout, mais aujourd'hui elles ne sont même pas discutées.

Il y a des solutions. Elles demandent du courage politique, elles demandent cesser de traiter la population comme seule coupable, et seule condamnée à l’effort que notre société exige.

Le 08 et le 29 novembre, ne votons pas pour les lobbies, votons pour ceux qui porteront notre voix, votons pour nous, votons pour notre avenir.