Protéger tous nos enfants, oui à la motion Ingold-Kolly, et allons plus loin

Publié le 16 octobre 2026 à 14:35

Je soutiens pleinement la motion déposée par les députés François Ingold (Vert·e·s) et Gabriel Kolly (UDC).

Elle demande au Conseil d’État de collaborer avec le canton de Vaud pour alimenter et consulter un registre des personnes interdites d’exercer dans l’accueil de la petite enfance.

Qu’un élu de gauche et un élu de droite portent ensemble ce texte montre bien que la protection des enfants dépasse les clivages partisans et va parfaitement dans ma conception de la politique, au service du peuple avant les clivages et les reflexes dogmatiques. 

Le Grand Conseil vaudois a accepté ce principe à l’unanimité début octobre, et Fribourg doit suivre sans tarder !

Nos deux Cantons partagent un bassin de vie, nous passons tous quotidiennement de l'un à l'autre, pour le travail, le tourisme, et souvent, nos familles sont un peu vaudoises et un peu fribourgeoises.

Si Vaud se dote seul d’un tel registre, les personnes qui y figurent risquent de se tourner vers Fribourg, d'y trouver la sérénité faute du partage nécessaire d'informations essentielles pour la sécurité de nos enfants.

Une protection qui s’arrête à la frontière cantonale n’en est pas une. Le modèle existe déjà avec la liste intercantonale des enseignant·e·s privé·e·s du droit d’enseigner. Il serait incohérent de protéger les élèves sans protéger les tout-petits.

Le contrôle annuel du casier judiciaire, en vigueur depuis 2023, est un progrès réel, mais il ne suffit pas ! Certaines mesures n’y figurent pas, et une condamnation n’y apparaît qu’au terme de procédures parfois longues. Une interdiction d’exercer prononcée pour de justes motifs doit pouvoir être connue au-delà du canton qui l’a décidée.

Je comprends les craintes du secteur, déjà confronté à une pénurie de personnel qualifié. Il ne s’agit en aucun cas d’une chasse aux sorcières et jamais la présomption d'innocence ne devra être bafouée. Le texte est clair, aucune personne simplement soupçonnée ne sera inscrite, seules les décisions formelles des autorités compétentes compteront, dans le respect de la protection des données, du droit d’être entendu et de la proportionnalité.

Je demande et je souhaite toutefois aller plus loin ! Les risques ne s’arrêtent pas à la porte des crèches, nous avons la responsabilité des enfants qui sont aussi confiés à l’accueil extrascolaire, aux accueillantes en milieu familial, aux camps, aux ludothèques, aux clubs sportifs et aux activités de loisirs, souvent encadrés par des bénévoles.

Je plaide pour un contrôle étendu à toutes les activités, professionnelles ou bénévoles, touchant à l’enfance. Ces structures doivent avoir accès au registre, et l’extrait spécial du casier judiciaire doit être exigé systématiquement pour toute personne qui encadre des enfants.

Le risque zéro n’existe pas. Mais nous avons le devoir de nous assurer que le maximum est en œuvre  partout où les enfants nous sont confiés.

J’appelle le Grand Conseil à soutenir cette motion et j'agirai pour lui donner toute la portée qu'elle mérite.